Résumé du projet
Mise en place d’une démarche méthodologique et partenariale avec l’association "Culture et Liberté", en lien avec divers acteurs (centres sociaux, institutionnels, associatifs et habitants), pour faire émerger une représentation partagée de la question de la participation des habitants, puis élaborer collectivement des propositions à mettre ensuite en œuvre dans le cadre d’un plan d’action concret.
Descriptif du projet
L’implication et la participation des habitants sont au cœur des préoccupations des centres sociaux, et la fédération du Val de Marne a entrepris depuis 2003 un travail de réflexion et d’analyse des pratiques, afin de capitaliser les avancées déjà réalisées et renforcer la capacité des centres à faire vivre la démarche participative sur le terrain mais aussi d’initier une réflexion plus large en apportant une contribution construite au sein de la fédération nationale. Un séminaire de sensibilisation organisé sous forme de théâtre forum ainsi que deux “cafés citoyens” et une rencontre départementale, ont ainsi permis de mobiliser déjà une centaine de personnes.
Il s’agit donc ici de prolonger et de préciser la démarche avec 8 centres sociaux du Val de Marne, autour d’un projet de « recherche / action », mené notamment en partenariat avec l’association Culture et Liberté et faisant intervenir différentes catégories d’acteurs.
Le projet vise ainsi à construire une représentation partagée de la question de la participation des habitants, puis à élaborer collectivement des propositions à mettre ensuite en œuvre dans le cadre d’un plan départemental d’action concret.
Deux instances ont été constituées pour suivre et animer l’ensemble du projet :
- un comité de suivi composé du conseil d’administration de la fédération du Val de Marne.
- un comité de Pilotage composé de la direction de l’équipe fédérale, des intervenants de Culture et Liberté, et des 8 directeurs de centres sociaux.
1) Construire une représentation partagée de la question de la participation des habitants :
Une première étape a déjà été réalisée en 2005 : une réflexion a été menée pour définir « un champ des possibles et du souhaitable » dans lequel devra s’inscrire le plan d’action. Cette phase liminaire entendait associer pleinement et dès le démarrage du projet, les responsables des différentes institutions qui auront à valider le futur plan d’action, afin d’établir avec eux une coopération durable pour encourager et soutenir sa mise en œuvre.
Un second temps fera intervenir une méthodologie spécifique et innovante qui permettra de collecter puis de synthétiser les regards croisés de 7 catégories d’acteurs répartis dans autant de groupes de travail :
-habitants, usagers et bénévoles
-élus associatifs des centres sociaux
-directeurs des centres
-salariés des centres
-travailleurs sociaux des institutions publiques communales et départementales
-partenaires de terrain (services communaux, départementaux en lien avec le projet de centre social, responsable de la CAF…)
-élus (des communes et du département du Val de Marne, du Conseil régional d’Ile de France).
Chaque groupe d’acteurs composé d’une dizaine de personnes invitées sur la base de critères de représentativité préalablement établis, se réunira séparément et pour une séance de travail animée par Culture et Liberté, avec le support de “l’Abaque de Régnier”, logiciel de sondage délibératif qui permet de recueillir de façon interactive l’essentiel de ce que pensent les participants sur la question qui leur est soumise.
Une séance se déroule en 3 temps :
-Une collecte sans débat des idées, remarques, constats formulés par les participants à partir d’une question simple (la même pour tous les groupes).
-Une sélection des opinions et idées présentées précédemment pour mettre en lumière celles qui font l’objet d’un consensus ou au contraire d’un dissensus. Cette sélection s’effectuera à l’aide d’un système de vote électronique (chaque participant disposant d’un boîtier). Les résultats apparaissent immédiatement sous forme de diagrammes.
-Un débat à partir des différences de points de vue exprimées afin d’expliciter les raisons des accords et désaccords. Des changements de vote peuvent être effectués à l’issue du débat.
Les résultats obtenus dans chacun des groupes seront ensuite thématisés et croisés pour établir un questionnaire de synthèse couvrant l’ensemble des problématiques abordées dans les 7 groupes. Le questionnaire sera ensuite adressé par correspondance à l’ensemble des participants. Chacun pourra ainsi confirmer ses votes sur les items de son propre groupe et se prononcer sur les idées avancées dans les autres groupes.
Afin de compléter cette démarche,deux cafés citoyens seront organisés en octobre et décembre 2006, si possible dans un véritable café ou sinon dans une salle d’un centre social, aménagée pour l’occasion. Visant à la convivialité et animés par Marc VANDEWYNCKELE, sociologue et administrateur de l’Association pour la Démocratie et l’Education Locale et Sociale (ADELS), ils permettront d’associer bénévoles, professionnels et surtout plus largement les habitants. Cette forme de consultation plus souple devra également permettre de débattre et de faire émerger témoignages et points de vue divers.
A l’issue de l’ensemble de cette consultation, il sera ainsi possible d’avoir une représentation partagée qui mettra en évidence les préoccupations sur lesquelles tous les groupes d’acteurs s’accordent et celles spécifiques à tel ou tel groupe, et qui permettra au groupe de pilotage de faire des propositions de travail pour traiter les principaux points problématiques. Le résultat de cette analyse sera en parallèle croisé avec les données quantitatives recensées, et superposé au « champ des possibles et du souhaitable », afin d’avoir une première estimation des réponses pertinentes déjà apportées, des préoccupations insuffisamment couvertes et des domaines à explorer. A partir de là, il sera possible de déterminer les grands axes de travail qui permettront l’élaboration collective de propositions d’action.
2) Elaborer collectivement des propositions pour concevoir un plan d’action :
Des « groupes de propositions » seront constitués en mixant les différentes catégories d’acteurs citées précédemment, et seront renforcés si nécessaire par des techniciens et experts spécifiques. Chaque groupe travaillera, à partir de la parole recueillie et des axes de travail qui ont été identifiés, sur un cahier des charges commun visant à proposer des objectifs opérationnels, désigner les acteurs utiles à leur mise en oeuvre ainsi qu’une méthodologie coopérative, lister les moyens nécessaires, établir un calendrier prévisionnel de réalisation.
3) Mettre en œuvre un plan d’action concret :
Celui-ci sera finalisé par la fédération des centres sociaux du Val de Marne (objectifs et effets attendus, acteurs à associer, méthode, moyens, agenda de mise en œuvre et modalités d’évaluation). Il sera ensuite lancé sur l’ensemble des centres sociaux du département à l’horizon 2007. Le caractère progressif de la démarche ne permet pas à ce stade de parler plus avant de son contenu ou de ses modalités qui seront bien évidemment arrêtés notamment selon le soutien que les collectivités et institutions pourront lui apporter.
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Posté par Equipe Animateurs - Sopinspace , Fédération des centres sociaux et socioculturels du Val de Marne


