Résumé du projet
Enquête réalisée en partenariat avec l’EHESS sur le rapport des Français d’origine non européenne, notamment en Ile-de-France, au politique et aux institutions publiques – Restitution sous forme de rapport d’étape et rapport final dans l’hémicycle du Conseil régional
Descriptif du projet
Partant du constat que les institutions françaises ne sont pas à l’image de la société, Mouvement pour une Citoyenneté Active veut interroger l’insuffisance de la représentation des français d’origine non-européenne dans les instances publiques sous un angle universitaire, en partenariat avec l’EHESS, afin de comprendre les mécanismes d’exclusion et de discrimination politique.
Mouvement pour une Citoyenneté Active s’appuie sur deux hypothèses : d’abord celle d’une certaine indigence en matière de pratique des partis politique et du personnel politique face à l’exclusion politique et publique des français d’origine non-européenne ; puis de l’incapacité de cette population à faire valoir ses aspirations et revendications de manière organisée.
Ce sont toutes ces interrogations qu’entreprend de questionner Mouvement pour une Citoyenneté Active par le biais d’une étude qualitative et quantitative sur quatre régions françaises (Ile-de-France, PACA, Rhône-Alpes et Nord).
- une étude qualitative des liens entre les situations socio-économiques et l’engagement politique : les représentations et attentes politiques, les modalités d’engagement politique, les différents liens sociaux, le capital social et les expériences vécues dans les différentes sphères de socialisation.
- une étude quantitative évaluera statistiquement les conditions de vie, d’intégration sociale et d’engagement politique auprès d’un échantillon représentatif de chacun des sites choisis, ainsi que les interrelations entre ces différentes dimensions.
L’enquête sur le terrain, qui bénéficie du soutien de l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales), sera effectuée par un Institut de sondage, dont le choix sera arrêté, sur présentation de leur devis et de la qualité des services fournis, par le comité scientifique.
Lors des enquêtes, seront donc interroger des échantillons significatifs auprès de publics concernés (constitution d’échantillons aléatoires de 250 à 300 personnes par région) mais aussi des représentants des partis politiques dits républicains et des institutions publiques.
Compte tenu des objectifs, un échantillon aléatoire de 250 à 300 personnes par région sera constitué, mais, en raison de son importance, la région Ile de France pourrait constituer le double de ces chiffres. Ces effectifs pourront être redressés pour conserver un pas d’échantillonnage identique dans les quatre régions (avec une population totale enquêtée de 1200 personnes).
L’enquête, initiée fin 2005, sera reconduite d’ici trois à cinq ans afin d’apprécier l’évolution des discours et des pratiques publiques en la matière.
Les résultats finaux de cette enquête ainsi que le rapport d’étape seront rendus publics dans le cadre colloque organisé au Conseil régional et mis à la disposition des organismes associés du conseil régional travaillant à une plus grande participation de tous les citoyens à l’élaboration des politiques publiques.
Partenaires financiers
Région Ile de France - Mission démocratie régionale
