La première année du programme (voir le descriptif du projet) a permis dans un premier temps à l’association de se consacrer à l’ingénierie et de faciliter l’adhésion des acteurs au projet (directeurs, équipes éducatives, jeunes).
Sur le premier axe, 14 sessions d’informations ont été organisées sur les opportunités d’engagement associatif local et à l’étranger avec pour thématiques :
- L’engagement éco-citoyen : animée par l’association 4D (Dossiers et Débats pour le Développement Durable – Paris 10), cette formation a permis de sensibiliser les résidents à la notion de développement durable, d’induire des actions ou des considérations écologiques dans les gestes quotidiens, de proposer des pistes d’engagement éco-citoyen et de susciter le débat et l’esprit critique parmi les résidents.
- La mobilité internationale et l’engagement à l’étranger comme outils d’insertion sociale et professionnelle : animée par l’association Itinéraire International (Paris 11), cette formation visait à informer sur les différents dispositifs existants, à favoriser les initiatives personnelles vers l’emploi, à mobiliser les résidents et à créer un espace de discussion et de partage d’expériences.
Les sessions se sont tenues au sein du FJT Marie-José (Paris 6), du Foyer de Chaillot-Galliéra (Paris 8), de l’Etape Voltaire (Paris 11), du Foyer des Diaconesses (Paris 12), de l’Etape Blanqui (Paris 13), du Foyer Cité des fleurs (Paris 17), du Foyer Championnet (Paris 18), du FJT La Clairière (Le Chesnay), de l’Appart (Gennevilliers), du FJT municipal Cara (Saint-Ouen), de la structure Les Jeunes de la Plaine (Issy-les-Moulineaux), de la Résidence Victor Hugo (Bagneux) et des Hypoquets (Courbevoie).
Au total, près de 150 résidents et 13 équipes éducatives ont été touchés. Les résidents ont préalablement été sondés afin de déterminer les thématiques prioritaires à traiter. Les questionnements qui en sont ressortis pourront donner lieu à un prolongement des échanges lors de prochaines soirées thématiques organisées par les foyers. De même, certains foyers ont adopté de nouvelles pratiques plus écologiques et citoyennes.
Le 2ème axe a quant à lui permis de :
- Mettre en place un groupe régional pour la participation des jeunes composé des équipes éducatives, des administrateurs et des partenaires. Celui-ci a réalisé un diagnostic sur les CVS en Ile-de-France sur la base des rapports d’activité des FJT adhérents. Ce travail a permis de repérer leurs apports dans la dynamique de participation mais également les freins qui lui sont associés : difficultés à mobiliser le public, départ ou démotivation des élus-résidents, difficulté de communication, inadéquation entre le rôle d’élu-résident et les attentes…
- Organiser une veille sur les événements, manifestations et publications en lien avec la thématique via un partenariat établi avec les associations Starting-Block et l’Auberge de la Solidarité.
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Les mauvaises performances
Les mauvaises performances enregistrée dans les secteurs sociaux prioritaires que sont l’éducation et la santé, n’ont pas laissé les acteurs de la constitution béninoise du 11 Décembre1990 indifférents. Désormais les fonctions et les compétences seront réparties entre l’État et les communautés à la base d’où la création des communes, tout un titre de la constitution porte sur les collectivités locales.
Les recommandations relatives à l’effectivité de l’État de droit démocratique , au renforcement de l’indépendance du pouvoir judiciaire, à la dynamisation de la société civile notamment dans sa composante féminine en tant que contre pouvoir ne visent pas d’autre objectif que d’assurer la cohésion entre la théorie et la pratique.
Mais au regard du chemin parcouru depuis deux décennies et comparativement à certains pays de la sous région ouest africaine, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le processus de démocratisation au Bénin a fait des avancées significatives. Cependant force est de constater que le développement économique et social tant espéré au lendemain de la transition démocratique de 1990 n’a pas suivi la promesse des fleurs.
Il se pose alors la question générale de savoir quelles sont les raisons de cette situation ou quelles sont les obstacles ou les handicaps à la démocratisation qui empêchent le développement économique et social? En d’autre termes dans quelle mesure la démocratie peut – elle contribuer efficacement au développement économique et social du Bénin?
Le débat reste ouvert.