De 20:30 à 21:30
Texte inédit de Enzo Cormann
Mise en scène de Thissa d’Avila Bensalah
Faire un film pour faire un film. Etre connu pour être connu.
A quoi se rattache encore notre nécessité profonde d’être artiste aujourd’hui ? Telles sont les questions que nous nous proposons d’explorer à travers cette création.
Le dit de l’impétrance est une pièce qui met en scène une comédienne en situation de casting qui s’interroge intérieurement sur les méandres de son métier ; et une autre jeune fille, son « alter ego », qui, elle, se questionne sur le sens de sa vie. Ces deux sujets étant amenés à se confronter…
L’envie de traiter de ces thématiques est intrinsèquement liée à ce que nous désirions prononcer à l’aube d’un cheminement artistique commun, comme affirmation d’une parole, d’une interrogation sur notre métier, avant de prétendre explorer le monde au travers de ce prisme.
Thissa d’Avila Bensalah
Le commerce de l’art, sous couvert d’offrir des représentations révisées du monde, participe à plein des processus d’aliénation qu’il prétend par ailleurs dénoncer : division sociale du travail, réification, marchandisation des échanges, carriérisme, chantage à l’emploi et asservissement des corps sont, parmi bien d’autres prédations, au menu de l’aventure artistique. Je regarde avec horreur la cohorte des jeunes comédien(ne)s qui se pressent à la porte de l’ogre. La pratique du casting me semble symptomatique d’une époque fascinée par les corps souffrants de ses propres victimes.
Enzo Cormann
Cormann est depuis trente ans l’une des voix majeures du théâtre contemporain en France, et trop de jeunes compagnies reculent devant son théâtre de l’explication, théâtre critique, poélitique, si nécessaire aujourd’hui pour objecter au commerce de formes qui préfèrent fuir le réel et la littérature comme la peste.
La mise en scène de la pièce est précise, d’une belle rigueur, et la parole des deux personnages féminins impressionne – au sens photographique du terme – les corps et les voix, avec élégance, sans prétention, portant haut la fragilité salutaire que donne la jeunesse à l’intelligence.
Fabrice Melquiot, après avoir assisté à une première étape de travail
Adresse : Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon, Paris 18, M° Chateau Rouge
Réservations : 06 66 32 12 67 ou desamorces@yahoo.fr
Attention : la jauge est limitée à 40 spectateurs
Plein tarif : 12 € / Tarif réduit : 9€ / Groupe scolaire et abonnés LMP : 5€
Durée : 1h
Avec le soutien de la Région Ile-de-France, du Conseil Général de Seine-Saint-Denis et de la ville de Montreuil
Notre compagnie est actuellement en résidence à la Maison de l’Arbre de Montreuil
Interprétation : Thissa d’Avila Bensalah et Laure Gunther
Collaboration artistique : Clémence Larsimon
Lumières et vidéo : Gisèle Pape
Scénographie : Julia Kravstova (avec la participation de Lisa Navarro)
Son : Benoît Pelé
Costumes : Maria Adelia et Alice Duval
Régie générale : Arnaud Guillamon et Charles Deligny
Régie : Leslie Sévenier
Construction : Eric Patin
Avec des extraits de «Sois belle et tais-toi » de Delphine Seyrig
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Le spectacle sera joué tous
Le spectacle sera joué tous les soirs du 10 au 13 mars à 20h30