Mieux vivre ensemble dans le 14ème

Résumé du projet

Encourager les habitants à s’exprimer et à participer à la vie locale. Faire “remonter” la parole des habitants vers les décideurs concernés par l’amélioration de leurs conditions de vie. Contribuer à l’évaluation des dispositifs publics existants sur des thèmes choisis par des élus de l’arrondissement, avec les usagers de ces dispositifs. Proposer aux élus et aux institutions sociales des pistes de solutions.

Descriptif du projet

En 2008, Florimont a fait partie de l’expérimentation lancée par le Conseil de l’Europe sur une méthodologie permettant l’expression des habitants sur leur conception du mieux vivre ensemble.

Cette démarche a d’abord été initiée dans 3 villes européennes (Mulhouse, Timisoara, Trento) puis s’est étendue plus largement. Florimont se propose de reprendre cette méthode à son compte avec pour objectif la construction d’un système d’indicateurs en définissant une échelle graduée de situations perçues et / ou vécues. Il s’agit d’établir un constat collectif des points forts et des points faibles des dispositifs existants et ainsi améliorer leur fonctionnement.

Dans la mise en œuvre de ce projet Florimont s’appuyera sur les instances de démocratie locale du 14ème arrondissement de Paris (6 conseils de quartier et 1 conseil de la jeunesse), de Malakoff et de Vanves.

L’association animera dans chaque conseil de quartier une commission dédiée au projet, composée des bénévoles et de tout habitant intéressé.

Le projet sera mené en plusieurs étapes :

  • Mise en place d’une commission au sein de chaque conseil de quartier. Il s’agit de constituer des commissions de coordination composées d’acteurs locaux représentatifs (associations, institutions sociales, acteurs économiques). Ces commissions seront chargées d’organiser tout le processus (recueil des critères, construction des indicateurs, rédaction des propositions, préparation des groupes de validation, évaluation, organisation et animation des réunions des commissions, communication et diffusion de l’information). Elles resteront ouvertes tout au long du processus à toute structure intéressée par la démarche.
  • Formation des animateurs (issus de chaque commission) pour recueillir les critères, les classer et rédiger avec les citoyens le plan d’action.
  • Collecte des critères : différents groupes de 8 à 10 personnes ayant des profils similaires seront définis afin de faciliter la confiance en soi et la circulation de la parole. Les participants de ces groupes homogènes seront choisis parmi les publics habituels des acteurs composant les commissions. 4 questions leur seront posées afin que chacun y réfléchisse individuellement puis collectivement (via la méthode des post-it) : Qu’est-ce que pour vous le bien-être ? Qu’est-ce que pour vous le mal-être ? Que faites-vous pour être bien ? Comment mieux vivre ensemble ?. Les réponses à ces questions constitueront les critères qui seront analysés.
  • Construction des indicateurs à partir des critères : un logiciel (crée par le Conseil de l’Europe) permettra de classer les critères selon plusieurs dimensions et familles (accès aux moyens de vie, cadre de vie, relations avec les institutions, relations humaines, équilibres sociaux, équilibre personnel, sentiments, participation).
  • Rédaction des indicateurs : différentes situations (très mauvaise, mauvaise, moyenne, bonne et idéale) seront formulées en une phrase pour chaque indicateur.
  • Validation des indicateurs par les participants : les situations seront présentées à des groupes « arc-en-ciel » (groupes dans lesquels figureront des membres de chacun des groupes initiaux afin de mêler les participants et les points de vue) qui les valideront ou non. L’objectif est d’aboutir à une formulation collective des indicateurs dans laquelle chaque citoyen pourra se reconnaître.
  • Evaluation des situations : chaque participant définira la situation dans laquelle il estime se retrouver. Cela permettra d’aboutir à un bilan global sur l’état de bien-être des citoyens participant à l’expérience. Cette phase pourra se dérouler via des réunions ou des enquêtes téléphoniques et sera plus largement ouvertes à tout habitant intéressé.
  • Réalisation d’un plan d’actions : à partir des indicateurs construits et de l’évaluation, les groupes « arc-en-ciel » pourront élaborer un plan d’actions. Il s’agira de proposer des situations concrètes pour améliorer la situation de bien-être des citoyens.

L’association trouvera un appui méthodologique auprès de la Division Recherche et Développement de la Cohésion Sociale du Conseil de l’Europe et des trois territoires pratiquant déjà cette méthode, notamment via le site web collaboratif mis en place.

Modes de restitution et de mutualisation :

  • Rédaction d’un rapport destiné aux institutions, aux élus de l’arrondissement, aux conseils de quartier et aux habitants.
  • Organisation de réunions avec ces mêmes partenaires.
  • Publication commune avec l’IAURIF, sous la houlette du Conseil de l’Europe.
  • Communication de la méthodologie à d’autres structures sociales, associations ou élus de la région, sous la forme de : vademecum, présentation in situ, présentations informatiques, plaquettes…
  • Mise à disposition du savoir-faire acquis lors de l’expérience auprès de toute structure intéressée.
  • Participation au site internet www.projets-citoyens.fr (mise en ligne des productions issues du projet, annonce sur le site des différents événements liés au projet).

Evaluation :
L’évaluation de l’action se fera à travers les indicateurs suivants : la participation des publics, leur implication dans le déroulé de l’action, les plans d’action décidés et menés.

Partenaires financiers

Région Ile de France - Mission démocratie régionale

Conseil régional d'Ile de France