De 15:00 à 20:30
La conférence-spectacle sur le clown « Chocolat » qui a été créée à la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration en mars 2009, sera présentée à nouveau à Paris au :
Centre d’animation Curial
90 rue Curial, Paris 19ème
Métro Corentin Cariou.
Séances prévues pour les établissements scolaires :
12 novembre à 15h
13 novembre à 10h et à 14h30
14 novembre à 10h
Séances tous publics :
12 novembre à 20h30
14 novembre à 20h30
Présentation du spectacle
Texte : Gérard Noiriel
Mise en scène : Jean-Yves Pénafiel
Scénographie et lumière : Laurent Gachet
Création sonore : Sacha Gattino
Vidéo : Nicolas Boucher
Costumes : Marie-Laure Rocher
Régie : Fabrice Lett
Direction de production : Martine Derrier
Avec
Gérard Noiriel le conférencier
Marcel Mankita Chocolat
Sacha Gattino musicien
Gérard Noiriel
Historien, directeur d’études à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales, il a publié de nombreux ouvrages portant notamment sur l’histoire de l’immigration, et du racisme.
Marcel Mankita
Il a une expérience d’acteur professionnel au Congo jusqu’en 1996, date à laquelle il s’installe en région parisienne et participe à de nombreuses créations avec Catherine Boscowitz. Il travaille également avec Lotfi Achour, Laurence Andréïni, Gil Bourasseau, Martine Fontanille, Claude Bernhardt. En 2002, il joue « Allah n’est pas obligé », Texte de Ahmadou Kourouma adapté par Marcel Mankita. Il a créé “Mildiou !”du 4 au 8 août 2009 au Tarmac de la Villette. Mise en scène : Catherine Boscowitz.
Sacha Gattino,
Il a créé des univers sonores pour Issey Miyake, Arte, Valère Novarina…
Une production Les Petits Ruisseaux en partenariat avec le Collectif DAJA,
en coréalisation avec le Théâtre Quai des voix, Ivry-sur-Seine
avec l’aide du Conseil Régional d’Ile-de-France, L’Acsé, de l’association les Oranges et de l’Institut de recherches IRIS (École des Hautes Études en Sciences Sociales) de la Ville de Paris, de la Mairie du 19ème arrondissement, de la Ligue de l’enseignement et du Centre d’animation Curial. Remerciements à Lan Konogan
Spectacle présenté dans le cadre du programme d’action contre les discriminations et la commémoration de l’abolition de l’esclavage.
Le sujet :
ÊTES-VOUS CHOCOLAT ?
« Être chocolat, signifie être berné. Être privé d’une chose sur laquelle on comptait »
(dictionnaire Robert)
Cette expression nous vient du cirque. Elle s’est imposée à la fin du XIXe siècle grâce au fameux duo Foottit et Chocolat. Peint par Toulouse-Lautrec, filmé par les frères Lumières, célébré par Jean Cocteau, le duo qui a inspiré Samuel Beckett est aujourd’hui tombé dans l’oubli.
Né à Cuba en 1864, Chocolat est devenu le premier Auguste noir du cirque français pour fuir l’esclavage. Son duo avec le clown blanc met en scène la domination raciale au moment même où la République se lance dans l’aventure coloniale. C’est l’humiliation de Chocolat qui provoquait le rire du public français. C’est sans doute la raison pour laquelle nous avons oublié le seul clown noir de notre cirque national.
Ce spectacle est le fruit d’un travail collectif entre des artistes et un historien. Dans cette forme originale de théâtre-performance, l’historien rencontre Chocolat sur la scène, l’histoire se confronte à la mémoire, et la réalité à la fiction. La mise en espace, l’univers sonore et visuel construit à partir d’archives diverses, viennent à l’appui d’une démarche qui conjugue connaissance et poésie.
« L’association DAJA regroupe des artistes, des chercheurs et des militants désireux de créer des passerelles entre des milieux qui, hélas, ne travaillent pas assez souvent ensemble. Je fais des conférences sur les questions de l’immigration, du racisme et des discriminations, depuis 25 ans. Je me suis rendu compte des limites de ce type d’intervention pédagogique. Pour lutter contre les préjugés et les stéréotypes, il faut aussi toucher les émotions du public. Pour cela, le chercheur a besoin des artistes. C’est ce que nous avons voulu montrer dans ce spectacle sur l’histoire du clown Chocolat. En évoquant le destin assez tragique du premier clown noir du cirque français, on a voulu aussi rappeler que la République française n’a pas été épargnée par les discriminations raciales ; non seulement dans son empire colonial, mais aussi dans l’hexagone » (Gérard Noiriel)
Quelques extraits de presse :
« Le conférencier est « régulièrement interrompu par Chocolat, qui vient donner sa version des faits, avec anecdotes garanties d’époque. Le télescopage entre leur deux récits produit un effet saisissant, à plus d’un siècle de distance », Boris Thiolay, L’Express, 14 mai 2009.
« L’occasion pour Gérard Noiriel, sur scène, dans son propre rôle, de s’interroger sur l’histoire des stéréotypes et des préjugés, tandis que l’excellent comédien (qui interprète) le rôle de Chocolat, donne au spectacle une tonalité très émouvante », Thierry Leclère, Télérama, 1er avril 2009.
« C’est une grande et excellente surprise, courez-y. ! Je ne sais pas si tout le monde tiendra car la salle de Quai des voix est petite. Dans ce spectacle vous réintroduisez du politique dans le récit (…) Sacha Gattino (le musicien qui crée l’univers sonore) joue un rôle essentiel (…) C’est une conférence émaillée de saynettes, de bruitage et d’incarnation des archives et on a apprécié la puissance des images, la liberté et le plaisir que vous avez pris à leur évocation et à l’écriture de l’histoire de Chocolat ». Emmanuel Laurentin, « La Fabrique de l’Histoire », France Culture, émission du 26 mars 2009.
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires


Date : 9 octobre, 2009 - 17:26