Résumé du projet
Depuis le XIXe siècle et tout au long du XXe, des millions d’espagnols ont immigré en France. Chaque période d’immigration s’est caractérisée par un contexte sociopolitique et des parcours migratoires différents. Certains furent de passage ou retournèrent en Espagne et d’autres s’installèrent en France définitivement. Les migrants espagnols sont à l’origine d’un nombre considérable d’associations. Créées par las exilés politiques ou par les migrants dits « économiques », elles ont joué un rôle déterminant dans la vie des uns et des autres. Lieux de rencontres et de contact avec la culture espagnole, les associations sont aussi un espace d’échanges et de luttes pour les droits. On y trouve par ailleurs des occasions de se divertir et de créer, d’une façon générale, du lien social. Le rôle que les femmes ont joué dans la création et le développement de ce vaste tissu associatif a été déterminant tout au long de l’histoire. Aujourd’hui encore, les femmes sont certainement les plus actives et celles qui sont en train d’assurer la continuité de ce mouvement.
Descriptif du projet
Réalisation d’un documentaire audiovisuel et d’une exposition photographique.
Les femmes ont joué un rôle fondamental dans le processus d’intégration de la communauté espagnole en France. Mais parfois elles n’ont pas profité pleinement, elles-mêmes, du processus d’intégration sociale, et cela du fait que bien souvent elles ont été exclues du monde du travail, ou parce que, lorsqu’elles ne l’ont pas été, on leur a réservé des emplois les moins qualifiés.
Nous pensons que le mouvement associatif peut contribuer à remédier à cette situation, et ce d’autant plus que les associations d’Espagnols sont des lieux privilégiés pour tisser le lien social si nécessaire par les temps qui courent.
La question du rôle des femmes est bien présente à la FACEEF, comme en témoignent les différentes actions menées ces dernières années, même si nous essayons de la traiter le plus souvent possible de manière transversale, et de la poser, le moins possible, comme une question devant être traitée de manière particulière et spécifiquement par les femmes toutes seules.
Le documentaire a été réalisé à partir de témoignages de 30 militantes associatives. Il s’agit de montrer le rôle et l’engagement de ces femmes pour la conquête des droits et la lutte contre toute forme de discrimination. Les femmes ont toujours eu un rôle prépondérant dans le mouvement associatif, mais celui-ci est peu connu ni reconnu. C’est pourquoi Il nous apparaît primordial de valoriser leur travail afin de modifier le regard dont les hommes et parfois les femmes elles-mêmes peuvent porter sur leur engagement.
À partir de cette constatation, il nous est apparu important de pouvoir utiliser ce documentaire à la fois comme mémoire historique de ces militantes, mais aussi comme un support idoine pour susciter des débats et des réactions afin de lutter contre les discriminations auxquelles les femmes peuvent être confrontées. Il a donné lieu à la réalisation d’un DVD de 52 minutes (actuellement en cours de montage) qui sera largement diffusé au sein de notre réseau et de nos partenaires.
Quant à l’exposition photographique, elle dresse le portrait de 40 femmes qui ont eu un parcours singulier dans le mouvement associatif francilien. Elle sera inaugurée à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) et sera amenée à circuler dans les différentes associations de notre réseau national.
Le documentaire « Conquistando igualdad » à été réalisé par le cinéaste Santi Valdepérez. Formé en communication Audiovisuelle à l’université Pompeu Favra, il poursuit des études de documentaliste à l’IDEC de Barcelone et à l’EICT de Cuba et enfin à l’Atelier Varan à Paris « Les Ateliers Varan ” sont un centre de formation au cinéma documentaire qui forme des documentaristes dans la lignée du cinéma direct (Rouch, Leacock, Perrault, Wiseman…). » Il participe à l’écriture de divers scénarios et réalise « Perla preciosa » (2007) « Escenes de bous al delta de l’Ebre »(2006), « La Camarga »(2005), « Mohamed » (2003) et « Candela » (2002).
Guillem Barberà fait des études de production et réalisation cinématographique à l’Ecole Sant Ignasi de Barcelone. Il étudie la photographie à l’Ecole IDEP de Barcelone, et poursuit un master-class de jouralisme de presse à l’université de Barcelone. Il collabore régulièrement pour le magazine « GEO », « Magazine de la Vanguardia » le « Periodico de Catalunya » « El Pais ».
Partenaires financiers
Conseil Régional d’Île-de-France
Mairie de Paris
L’observatoire de l’égalité femmes – hommes de la Maire de Paris
Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI)


Date : 6 juillet, 2009 - 11:04