Adresse
9 rue François Debergue
c/o La Maison de l'Arbre
93100 Montreuil
Tel : 06 66 32 12 67
Courriel : desamorces@yahoo.fr
Site internet
Créée fin 2004, De(s)amorce(s) a entamé, depuis septembre 2008, une résidence de trois ans à la Maison de l’Arbre de Montreuil (lieu international de création dirigé par Armand Gatti).
Grâce à cette implantation nous pouvons désormais développer aussi bien notre recherche artistique en proposant annuellement une création ; que nous insérer sur le territoire de notre résidence avec un travail de fond, plus politique, avec des citoyen-nes de Montreuil et d’autres horizons…
° Concernant le premier volet de notre activité, la création artistique, notre travail s’inscrit dans le cadre d’une recherche pluridisciplinaire. Notre activité principale est la création théâtrale, mais notre recherche dans le domaine du spectacle vivant n’exclut pas de passer par la musique, la danse contemporaine ou des œuvres audiovisuelles (vidéo, documentaires…)
Jusqu’à aujourd’hui nous avons choisi de privilégier des créations originales et des écritures d’aujourd’hui. Notre projet artistique veut raconter comment vivre ensemble aujourd’hui sans oublier ni la beauté, ni les malheurs du monde. Comment batailler pour ouvrir de nouveaux espaces d’expressions ? Comment garder l’énergie de l’insolence artistique quand tout converge à nous lisser, à gommer les spécificités.
Pour cela, notre recherche s’appuie énormément sur le travail du corps, sur la musicalité (du corps, du rythme) et sur le travail du verbe, sa poésie et son propos.
Ainsi, pour la saison 2008-2009, nous avons choisi de commencer notre résidence à la Maison de l’Arbre en « hébergeant » une reprise de Kids en mars 2009. Comme hommage au premier geste affirmé d’une jeune metteuse en scène si vite disparue : Mélodie Berenfeld. Comme continuation de ce geste, de cette recherche artistique, qui est la nôtre. Comme revendication d’une écriture d’aujourd’hui : celle de Fabrice Melquiot. Mais aussi comme acte de résistance à la mort, à la guerre, à leurs conséquences. L’action se déroule au premier jour de paix après la guerre en ex-Yougouslavie. Les personnages sont des orphelins âgés de 13 à 18 ans. S’opère alors comme au cinéma, des flash-back pendant la guerre. Différents espaces symboliques : une plaine, des ruines d’orphelinats, le centre ville de Sarajevo, le Parlement, sont les terrains de jeu de ces Kids, de leurs souvenirs, et de leur nouvelle vie : de leur questionnement sur comment vivre aujourd’hui, après la guerre…
Par ailleurs, nous avons déjà pu mener à bien une recherche sur notre nouvelle création, Le Dit de l’Impétrance, pièce inédite écrite pour notre compagnie par l’auteur (également contemporain) Enzo Cormann, Cette recherche aboutira à la création de cette pièce mise en scène par Thissa d’Avila Bensalah pour la saison 2009-2010.
« Le dit de l’impétrance » est une pièce qui met en scène une comédienne en situation de casting qui s’interroge intérieurement sur les méandres de son métier et une autre jeune fille, son « alter ego », qui, elle, se questionne sur le sens de sa vie. Bien sûr, ces deux sujets étant amenés à se confronter…
A quoi se rattache encore notre nécessité d’être artiste aujourd’hui ?
Avec cette pièce c’est du sens de notre métier aujourd’hui dont nous désirons parler, du «rôle» de l’acteur-trice de sa «place», sa marge de manoeuvre dans son métier, mais pas seulement. C’est aussi de l’imbrication entre la vie et l’art dont il s’agit : comment la vie nourrit l’art et comment l’art peut la décrire, la dépasser, la cogner, l’interpeler, lui montrer son caractère provisoire et dérisoire…
° Concernant notre engagement citoyen nous nous inscrivons dans une démarche cherchant à allier art et émancipation, à travers l’animation de spectacles et d’ateliers d’éducation populaire, dans le souci d’avoir toujours un ancrage dans le réel en tant qu’artistes, d’être en dialogue constant avec notre société.
En effet, en plus d’un dispositif de « portes ouvertes » à nos répétitions que nous essayons de mettre en place sur la commune, avec nos partenaires d’ateliers, dans l’intention d’accompagner différemment leur regard de spectateur, de les écouter, et de s’enrichir à notre tour à leurs côtés ; nous souhaitons permettre à ce spectateur de devenir également « spect-acteur » (Augusto Boal) de sa propre vie.
Pour cela nous utilisons notamment les techniques du théâtre de l’opprimé (même si ce travail est en constante évolution, comme notre recherche en tant qu’artistes, et que, pour cette raison nous ne nous limitons pas uniquement à cette technique).
Dans cette logique la création originale _Silence Complices ?_ par exemple, a été créée en 2005 en partenariat avec l’AVFT (Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail) sous la forme d’un théâtre-forum, afin de faire échec aux violences sexistes et sexuelles dans le cadre des relations de travail.
Cette pièce comporte 2 versions : une version à destination d’un public adulte (tous milieux professionnels) et une version à destination d’un public jeune, en particulier jeunes de lycées professionnels et techniques, dans une optique de prévention de ces violences. Entre 2005 et 2008 les représentations ont été données dans de nombreux lieux (spécifiquement “non-théâtraux”) à Amiens, Montpellier, Paris, Meaux et un peu partout en Seine St Denis : Bondy, Romainville, Saint-Ouen, Sevran, Bobigny, Montreuil, Saint-Denis, etc…
Depuis 2007, nous proposons également des ateliers de formation aux techniques du théâtre de l’opprimé.
Ce travail (participatif, ayant pour objectif de leur donner un outil d’expression original et alternatif d’émancipation) nous amène à travailler notamment avec des jeunes de collèges et de lycées de l’Académie de Créteil, avec des professeurs de l’Education Nationale, et avec des femmes de divers horizons pour un travail en prise direct avec leur quotidien, sur des thématiques d’oppressions diverses (sexisme, violences, chômage…)
Après une première expérience, pendant l’année scolaire 2007-2008, avec des élèves des collèges Jean Jaurès de Montreuil et Jean Moulin de Rosny (93), et un groupe de femmes de l’AVFT (atelier ayant donné lieu à la création du projet Je dis nous n°1 en juin 2008); nous avons débuté à la rentrée 2008 un projet annuel avec le lycée Eugénie Cotton de Montreuil, et sommes régulièrement sollicités pour des interventions par ailleurs.
NOTRE LIEU DE RESIDENCE
La Maison de l’Arbre
La Parole errante créée en 1986, s’installe à Montreuil-sous-bois, en Seine-Saint-Denis. L’association signe alors une convention avec le ministère de La Culture et de La Francophonie, et devient Centre international de création. La direction artistique est confiée à Armand Gatti et la direction administrative à Jean-Jacques Hocquard.
Une mission leur est ensuite confiée par le ministère de la culture afin de créer un lieu « où serait confrontée l’écriture d’auteurs de langue française avec des groupes diversifiés, allant de jeunes éloignés de toute culture classique à certains professionnels du théâtre intéressés ».
Ce lieu appelé La Maison de l’Arbre s’ouvre donc en 1998, et ce grâce à l’apport, par le Conseil général du département de Seine-Saint-Denis, des anciens entrepôts où Georges Méliès inventa le cinéma.
Entre 2005 et 2008 les bâtiments connaissent de nouveaux travaux. Le lieu vient d’être inauguré le 17 novembre 2008, le jour du vernissage de l’exposition consacrée à mai 68, “Comme un papier tue-mouches dans une maison de vacances fermée”.
Dernières contributions de la structure
Juin 2011
Avez-vous eu le temps de vous organiser depuis la dernière fois qu’on vous a vus ?
Avez-vous eu le temps de vous organiser depuis la dernière fois qu’on vous a vus ?
[image:DEPLIANT_IMPATIENCE.jp
Mai 2011
Festival Théâtre de l'opprimé-e
La 3ème et dernière édition du Festival Théâtre de l’opprimé-e aura lieu le jeudi 5 mai 2011 à la Maison de l’Arbre de Montreuil.
Avez-vous eu le temps de vous organiser depuis la dernière fois qu'on vous a vus ?

Représentations les 21, 22, 23, 24 et 27, 28, 29, 30 janvier 2011 à 20h30 (le dimanche 23 et 30 à 18h00)
à **La maison de l’arbre, 9 rue Franço
Octobre 2010
Avez-vous eu le temps de vous organiser depuis la dernière fois qu'on vous a vus?
Avez-vous eu le temps de vous organiser depuis la dernière fois qu’on vous a vus?
met en scène six personnages, trois femmes et trois hommes, tous/tes comédiens/iennes engagés politiquement, réunis pour essayer de monter un texte de Fassbinder : Anarchie en Bavière. Pièce de science-fiction naïve, Anarchie en Bavière devient prétexte à questionner les notions d’art et d’utopie. Si les comédiens essaient d’adopter un fonctionnement démocratique au sein du groupe, toutes sortes de dysfonctionnements (désaccords politiques, prises de pouvoir, monopole du savoir…) réduisent ces tentatives et entravent leur capacité à obtenir une interprétation commune du texte. Comment résister à la tentation de reproduire des rapports de domination qu’on combat par ailleurs ?
Avril 2010
Festival de théâtre de l'Opprimé-e
Deuxième édition du Festival Annuel de Théâtre de l’Opprimé dans le cadre de la résidence de la compagnie De(s)amorce(s) à la Maison de l’Arbre de Montreuil.
**Programme de la soirée*
Mars 2010
Le dit de l'impétrance au Lavoir Moderne Parisien (Paris 18)
Texte inédit de Enzo Cormann
Mise en scène de Thissa d’Avila Bensalah
Faire un film pour faire un film.
Février 2010
Le dit de l'impétrance (spectacle / théâtre)
Le dit de l’impétrance à la Maison de l’Arbre de Montreuil
Texte inédit de Enzo Cormann
Mise en scène de Thissa d’Avila Bensalah
Faire un film pour faire un film.
Le dit de l'impétrance (spectacle / théâtre)
Le dit de l’impétrance à la Maison de l’Arbre de Montreuil
Texte inédit de Enzo Cormann
Mise en scène de Thissa d’Avila Bensalah
Faire un film pour faire un film.
Avril 2009
Festival de théâtre de l'Opprimé-e
Le 28 avril, nous vous proposons de venir participer à deux débats théâtraux et d’assister à la projection d’un film sur les processus d’élaboration de ces débats, ainsi que sur une étape de travail

Date : 10 mai, 2011 - 13:41